Archives du mot-clef The KILLERS

The KILLERS : 2ème clip-single ‘Read My Mind’, un bon choix de Single cette fois-ci…

Eh ben voilà! On m’a écouté! Le 1er single était absolument nul, à vous couper définitivement l’envie d’acheter l’album, mais ce 2ème single-là, c’est du grand Killers, les Killers que j’aime. Ouf on respire! :-)

3/ Les choses s’aggravent de + en + avec le 3ème titre à nouveau bien gras, When you were young, single bateau et bien lourd là encore, 1000 fois entendu sur le 1er album (je n’comprends jamais comment les maisons de disque choisissent leurs Singles, ils ont de la merde dans les oreilles ou quoi? Hey les cotons de tige, ça existe! t’as raison Scleem, il faut les bombarder de spams : j’entends ça, comme les 1ers singles du 2è album de Keane ou du dernier Coldplay, j’ai même plus envie d’acheter les albums). A ce stade primitif de l’album, j’ai envie de me barrer en courant et de vous affirmer d’un ton péremptoire et définitif : « les Killers, c’est fini, n’achetez pas l’album. »

4/ Et puis inexplicablement, au 4ème titre, changement complet de cap : le groupe commençe à bouger son corps lourd et ankylosé par le succès, ça frémit. Bling (Confessions of a King) : début du morceau avec une voix esseulée à la Queen, et puis tout-à-coup, aux 30″, ça démarre, les Killers sont de retour, prêts à casser la baraque.

6/ Et attendez, c’est pas fini! Sur le morceau suivant, Read my Mind, on retourne du côté du Weezer de l’album « Beverly Hills », pour une chanson pop synthétique à tomber (Brandon Flowers, le chanteur et claviériste, disait que ce nouvel album était bcp + tourné vers l’Amérique cette fois que vers l’Angleterre : le groupe est originaire de Las Vegas, ville bcp + tournée géographiquement vers la Californie de Weezer; cela se ressent enfin dans leur musique) : Brandon nous gratifie de « Ouoh oh oh » à la Rivers Cuomo : sublime.

Image de prévisualisation YouTube

The Killers – Read My Mind

Les KILLERS, ça tue !!!

Avertissement au label Mercury/Island : les 2 morceaux en écoute ne sont destinés qu’à créer un débat de fonds et pourquoi pas donner l’envie d’acheter l’album, envie largement entamée je pense après écoute du 1er clip-single issu de l’album, l’assez déçevant When you were young. Comme dirait Bopper en Larmes, si vous souhaitez en faire une affaire de justice, contactez-moi avant, je les retirerai immédiatement (d’ailleurs, ils sont uniquement en écoute et non mis à disposition du public…). Merci d’avance.

NB : cette chronique est forçément partisane, je sais très bien que certains ne seront pas d’accord avec moi, les Killers divisent, mais au moins, ils ne laissent pas indifférents, et cette non-indifférence, c’est déjà la marque des grands groupes…

Sortie Album depuis Lundi 2 Octobre

1/ ça commençe très mal, avec le morceau Sam’s Town qui donne son nom à l’album, du Weezer médiocre aux claviers Bontempi ’80 / basse New-Order et Refrain bien gras : déjà entendu.

2/ Intermède en douceur avec le 2ème titre Enterlude, ballade piano un peu courte à la Bowie : intermède inutile, on se demande ce qu’il fout là en 2ème, il devrait plutôt être au tout début.

3/ Les choses s’aggravent de + en + avec le 3ème titre à nouveau bien gras, When you were young, single bateau et bien lourd là encore, 1000 fois entendu sur le 1er album (je n’comprends jamais comment les maisons de disque choisissent leurs Singles, ils ont de la merde dans les oreilles ou quoi? Hey les cotons de tige, ça existe! t’as raison Scleem, il faut les bombarder de spams : j’entends ça, comme les 1ers singles du 2è album de Keane ou du dernier Coldplay, j’ai même plus envie d’acheter les albums). A ce stade primitif de l’album, j’ai envie de me barrer en courant et de vous affirmer d’un ton péremptoire et définitif : « les Killers, c’est fini, n’achetez pas l’album. »

4/ Et puis inexplicablement, au 4ème titre, changement complet de cap : le groupe commençe à bouger son corps lourd et ankylosé par le succès, ça frémit, c’est dur à bouger un éléphant devenu mastodonte malgré lui. Bling (Confessions of a King) : début du morceau avec une voix esseulée à la Queen, et puis tout-à-coup, aux 30″, ça démarre, les Killers sont de retour, prêts à casser la baraque. ça devient puissant, on flirte sur le refrain avec du grand U2-Keane, ça monte, ça monte (Higher & higher), et les frissons commençent à venir, j’en suis tout excité.

5/ For reasons unknown, l’album commençe à être définitivement emballant sur le bien nommé For Reasons unknown, là ça devient franchement énorme : une contre-voix à la Calvin Johnson sur les couplets (Halo Benders + album country duo avec Beck, « One Foot in the Grave je crois »), et un refrain énorme qui t’envoie illico sur Mars; là c’est + fort que moi, je mets le son à fond les balloches et je mouline des mains comme un taré sur ma guitare imaginaire, c’est tellement puissant, tellement fort : c’est pour des émotions musicales de ce calibre-là qu’on continue à vibrer pour la musique. Chanson énorme, les Killers sont à nouveau le + grand groupe du monde. Du Rock, du Vrai, du Costaud, prochainement sur Ouï FM.

6/ Et attendez, c’est pas fini! Sur le morceau suivant, Read my Mind, on retourne du côté du Weezer de l’album « Beverly Hills », pour une chanson pop synthétique à tomber (Brandon Flowers, le chanteur et claviériste, disait que ce nouvel album était bcp + tourné vers l’Amérique cette fois que vers l’Angleterre : le groupe est originaire de Las Vegas, ville bcp + tournée géographiquement vers la Californie de Weezer; cela se ressent enfin dans leur musique) : Brandon nous gratifie de « Ouoh oh oh » à la Rivers Cuomo : sublime.

7/ Retour en terrain + gras et balisé avec Uncle Johnny, une chanson sur l’héroïne : on retrouve ici la voix du Brandon de « Hot Fuss », une voix + grave, – haute, je sais pas comment la définir. En temps normal, sur un single par exemple, je n’écouterais pas cette chanson, mais là encore, inexplicablement, ce morceau a qq chose : c’est lourd, gras, mais hyper hypnotisant comme du Rapture, il faut prendre le temps d’aller jusqu’à son terme, avec notamment l’apparition pour la 1ère fois sur l’album de choeurs queeniesques.

8/ Queen, on en reparle aussitôt sur le morceau immédiat, Bones, avec une intro aux choeurs queeniesques à nouveau, et tout le reste dans la même veine Queen. Cet album devient démentiel, pompeux, glamour, c’est du grand n’importe quoi à la Ark, mais ça marche! jamais on ne tombe dans le piège du ridicule, même si on y flirte constamment (avec ce danger du ridicule).

9/ On reste définitivement dans le glamour des ’70 avec My List, qui démarre en ballade comme du meilleur Bowie, la voix de Brandon et l’atmosphère générale de la chanson l’y rappellent : refrain à nouveau pompeux et grandiloquent mais là encore, ça passe, on est à fond dedans, on s’y croirait (dans les ’70).

10/ Retour à du Killers + classique avec This River is wild : on est à la limite de l’overdose, ça tourne bcp trop vite et bcp trop fort depuis le 4ème morceau, les oreilles et la tête surtout crient « STOP! ça commençe à m’barber », mais c’est une chanson honnête, Brandon lâche sa voix comme jamais.

11/ On se repose un peu au début de Why do I keep Counting, mais c’est de courte durée, ça repart de + belle dans la grande pompe queeniesque avec le refrain , Brandon est fou : la corde se tend de + en +, elle est à la limite de casser pour nous, mais elle ne rompt pas, de justesse.

12/ Enfin un vrai repos bien mérité pour les oreilles avec Exitlude, morceau final (reprise du 2ème morceau Enterlude, en + abouti), magnifique ballade à la Bowie ponctuée de choeurs de voix :

We hope you enjoyed your stay (oui merci, j’ai bcp aimé la ballade sur votre album), It’s good to have you with us, even if it’s just for a day

Belle déclaration aux auditeurs qui ont pris la peine d’aller jusqu’au bout du voyage sonore…

Bonus Track 13 : Un morceau à nouveau bizarre et hypnotisant avec White Boys Dance : pas indispensable, assez lourd à digérer, mais bon, ça passe.

Bonus Track 14 : All the pretty face : du Killers classique qui tourne en rond, si tout l’album avait été comme ça, je vous laisse imaginer la catastrophe…

Alors ce nouvel album? une réussite ou une mini-déception? Ben je sais pas, à vous d’en juger : ce n’est pas le chef-d’oeuvre attendu de 2006, assurément; comme pour le dernier Weezer, tout n’est pas exceptionnel, il y’a un ventre mou au départ puis à la fin (les Bonus surtout), mais il y’a des chansons fantastiques en son milieu, des éclairs de génie qui nous permettent d’y croire encore, de continuer à penser obstinément que ce groupe est encore le + grand groupe du monde. Cet album part un peu dans tous les sens, il est complètement déroutant, inattendu par rapport ce que « Hot Fuss » pouvait nous laisser présager, on peut y reconnaître du Keane dans la voix, du Hawksley Workman dans la grandiloquence pompeuse pas toujours maîtrisée, du Bowie, du U2, du Queen, du The Ark, ou du Weezer, mais jamais on ne sent le cirage de pompe trop voyant, toutes ces influences sont parfaitement digérées, réappropriées à leur manière.
Ce groupe rassemble toutes les traits de la magie du Rock’n'Roll : l’excitation à l’annonce de la Sortie d’un nouvel album, la passion déclenchée autour d’eux, le panache, le glamour, la gloire (5 Millions d’albums vendus aux USA, 150 000 en France), leur musique qui sent le souffre, un son unique qui détruit tout sur son passage, une attitude, une vraie, enfin bref, l’essence même du Rock’n'Roll. Les Killers, c’est d’la Bombe…

PS : album produit par Alan Moulder et Flood (My Bloody Valentine, U2, Depeche Mode, etc)