
En écoute Radio-Blog : NEW ORDER : « Every Little Counts »
Every second counts
When I am with you
I think you are a pig
You should be in a zoo
I guess I should’ve known
I’d end up on my own
Every second counts when I am with you
Every second counts
Every little counts
When I am with you
You make me feel so good
I never felt so new
I saw you long ago
Though you never let it show
Every little counts when I am with you
Every second counts
When I am with you
Even though you’re stupid
I still follow you
The smile upon your face,
It always stays in place
Dans l’étape de Mourenx-Pau, j’ai vu subrepticement sur la route écrit « Lance Dope ». Et ça m’énerve, ça m’fout en rogne même. Le soir-même, interviewé par Gérard Holtz, Lance déclarait que les gens étaient « dégueulasses ». Il a raison. Fichons-lui la paix une bonne fois pour toutes et laissons-le profiter de ses derniers jours de course. C’est un grand champion point barre. Je dis pas que Lance Armstrong n’est pas dopé, j’en ai aucune preuve : mais hier encore, il a subi un contrôle sanguin juste avant sa montée au podium. Et à bien y réfléchir, ce gars-là n’a rien de surnaturel, il a seulement + d’intelligence tactique et une meilleure préparation que les autres : il attaque seulement dans les dernières montées, jamais avant, sur des distances à bloc où il mouline pendant 4-5 kilomètres. Il y’a 2 ans je crois, il y’avait eu une reportage sur Stade 2 où on le voyait repérer les cols en mars-avril sous la neige fondue : every little counts…chaque détail compte pour gagner un Tour. Quand il a été champion du monde, en 92 je crois, c’est clair il était dopé vu sa carrure de triathlète bodybuildé (et quand on a un cancer des testicules, on sait d’où ça vient) : par contre après, personne n’a aucune preuve. Quand on a frôlé la mort, c’est clair on a plus l’envie et la gagne que les autres, on profite de chaque seconde de sa vie : tout est dans le mental. Je ne laisserai personne salir le nom d’Armstrong sans preuves. Allez-y vous sur le vélo. Ce qui m’énerve le plus dans cette histoire, c’est que ça donne un goût amer et pleins de sous-entendus à ses victoires, et je suis sûr qu’au fonds de lui, Armstrong déteste les Français pour écrire ce genre de saligoteries : au début de ce Tour et dans tous les Tours précédents, il faisait toujours l’effort de parler en Français, pour montrer une meilleure image de lui-même aux Français. Maintenant c’est clair (x3!) il en a marre de tout notre verbiage (un Français discute sur des broutilles pendant des heures pour s’écouter parler, un Américain agit et va direct à l’essentiel), les Français n’en valent pas la peine : il parle en anglais et on traduit. Heureusement qu’on a notre super diplomate Jean-René Godart pour garder sa confiance (car pour interviewer Ullrich et Armstrong, il en faut de la diplomatie et Jean-René Godart est notre meilleur ambassadeur). De toute façon, la meilleure dope actuelle d’Armstrong, c’est son amour de Sheryl Crow : hier je regardais un téléfilm sur Fausto Coppi et la Dame Blanche, sa maîtresse. Et quand je le voyais s’entraîner seul dans le froid, je me suis dit que son carburant c’était elle. Quand on gagne, quand on se surpasse, c’est pour une femme, pour sa famille, pour ses enfants : vous vous êtes jamais demandés à quoi pensaient les cyclistes quand ils roulaient? il doit y’avoir des images, des visages qui passent par leur tête et ça les surpasse. T’es l’un des plus grands champions du siècle Armstrong et non, tous les Français ne te détestent pas. Ne les mets pas tous dans le même sac et gardes au fonds de toi tous les aspects positifs de notre pays.


