
« Devant le marasme actuel, la seule solution, c’est d’être créatif » (J-L Murat)
Toujours aussi prolifique, JL Murat annonce dans le Télérama de la semaine dernière qu’il va se lançer dans le projet de réalisation d’un album par région française durant ces 5 prochaines années.
JL Murat déclare : « l’autre jour, je regardais le Tour de France vautré dans mon canapé, et en écoutant les commentaires de Jean-Paul Olivier, j’ai réalisé que la France était belle. Alors j’ai repensé au projet de Sufjan Stevens de consacrer un album par Etat et je me suis dit que ce serait une bonne idée de faire la même chose pour la France : il n’y a pas de raison qu’on fasse moins bien que ces cons de ricains. »
A la question « N’avez-vous pas peur de ne pas pouvoir mettre un terme à ce projet pharaonique?«
Photo = Col de la Croix-Morand (que le Tour de France a emprunté du temps des Festina je crois (97-98) « Non. Je me donne 5 ans, le temps d’un quinquennat de Chiracouille molle pour mener à bien ce projet. Actuellement, je sors 2 à 3 albums par an sans problème : en acccélérant le rythme de stakhanoviste à 5 albums/an, je devrais y arriver…de +, j’ai déjà des chansons toutes prêtes de mes précédents albums (Col de la Croix-Morand et Montagne pour l’Auvergne, La lune est rousse sur la Baie de Cabourg pour la Haute-Normandie, Nu dans la Crevasse pour Rhône-Alpes (Val d’Isère, la piste Oreiller Killy), Vaison-la-Romaine pour la région PACA).
Je tiens à laisser une trace dans l’histoire de la musique, à constituer une oeuvre forte, pleine, entière, qui soit une photographie précise et synthétique de la France du XXIème siècle, comme ont pu le faire Zola et Balzac pour le France du XIXème siècle (NB : cycles romanesques des Rougon-Macquart et La comédie Humaine). Cette oeuvre monumentale sera mon dernier Testament à ce pays de merde…
Et que répondez-vous à ceux qui disent que vous sortez trop d’albums par an, que le public se lasse et que vous y perdez en qualité?
Dans ce pays, il y’aura toujours des pisses-froids et des grincheux…j’en ai rien à foutre des critiques. Moi ce qui m’intéresse, c’est la création…je leur conchie dessus à tous ces mous d’la queue : mieux vaut baiser trop que pas du tout. Moi je baise 2 à 3 fois par jour et la qualité de mon sperme ne s’en ressent pas. Avec ce projet, au moins je laisserai une traçe de moi dans 150 ans : j’aurai baisé partout, peut-être trop vite, mais au moins j’aurai laissé pleins d’enfants de moi à travers la France. Il y’a des groupes qui ne sortent que 3 à 4 enfants dans leur vie, mais au bout du 3ème enfant, ça commence déjà à être mauvais. Oasis a dû sortir 7 à 8 albums, mais leurs 5 derniers enfants ont tous mal tourné pour finir délinquants en prison, sans compter les enfants illégitimes de New Order par exemple (NB : The Other Two, Electronic, Monaco, etc). A tous les critiques CONgénères, je leur réponds qu’on fera les comptes dans 150 ans au Paradis.
A ma grande époque, je vendais 30000 exemplaires d’un seul album : aujourd’hui, j’atteinds difficilement la vente de 5000 exemplaires/album. Faites les comptes : si je veux continuer à vendre 30000 exemplaires/an, il faut que je sorte 5 albums/an (5×6 = 30)
Photo = lac Chambon JL Murat commençera ce projet monumental par l’Auvergne, sa région natale. Comme Sufjan Stevens et son Michigan natal, Murat a choisi de consacrer son 1er album à cette région de lacs, de montagnes et de pêche. Les similitudes sont nombreuses avec l’enfance de Sufjan Stevens.
« quand j’étais gamin, j’allais pêcher avec mon père sur le lac de Chambon au petit matin : on se croyait dans le film « Au milieu coule une rivière ». Ma fascination pour les Etats-Unis (Mustango) a commençé par là. »
Certaines chansons de l’album [Auvergnat je suis né, Auvergnat je le reste] sont déjà écrites : Mont Gerbier de Jonc (je te gerbes dessus : « l’autre jour, je me promenais sur le Mont Gerbier de Jonc, aux Sources de la Loire : à cet endroit, la Loire n’est qu’un petit ruisseau d’eau claire…j’ai vu une vache pisser dans le ruisseau et à ce moment-là, j’ai réalisé que 2 mois + tard, la pisse de cette vache tomberait dans l’Atlantique : ça m’troue l’cul), Suc de Montfol (je te suçes comme une folle), Mont Mézenc, pointe de Bretagne (le Mont Mézenc est une anomalie dans le paysage auvergnat : rien qu’le nom, ça sonne breton…à croire que Miossec est venu pisser sa bière jusqu’ici), IVGE (Interruption Volontaire de Giscard d’Estaing), Vulcania, Les seins de Micheline (sont aussi gonflés qu’un bonhomme Michelin), Deux-Verges, Chaude-Pisse & Gorges de la Truie-yère (près de Chaudes-Aigues), le Puy Mary (ou Puits de Marie : j’aimerais y entrer au plus profond), Duel au Sommet (l’autre jour en regardant les Grands Duels du Sport sur Arte, j’ai revu le duel Anquetil-Poulidor en 64 dans l’ascension du Puy-de-Dôme, ça m’y a refait penser. Je reste admiratif de Lance Armstrong : (propos véridiques interview Télérama) : J’ai la nostalgie d’un temps où l’on se battait pour l’honneur. Aujourd’hui, quelqu’un comme Lance Armstrong personnifie ces valeurs, courage, droiture, bravoure. Rien que son prénom, Lance, évoque l’époque de la chevalerie. Quand il chevauche son vélo, on dirait Lancelot dans les Pyrénées. Une véritable épopée. Deux siècles après Joachim Murat, il est l’un des derniers guerriers…et puis Duel au Sommet, ç’est un clin-d’oeil à la chanson Duel au soleil d’Etienne Daho : une façon de lui rendre hommage)
Les albums suivants devraient être consacrés à la Bretagne avec son pote Miossec puis aux Pays de la Loire avec ses potes Dominique A (Nantes) et Christian Quermalet des Married Monk
Site JL-Murat sur Labels (avec tous ses clips)
Site officiel JL-Murat

cary 30 octobre 2006
hum..pour l’inspiration cela a l’air d’aller, vélo, musique et retour sur Sufjan Stevens..
hep, t’as vu demain lancement du festival Fnac Indétendances sur les bords de Seine =:o)
Ecrit par : cary | 20/07/2005
Indie-Boy Traqueur 30 octobre 2006
J’étais pas au courant pour Indétendances : merci pour l’info. Toujours fidèle au poste Cary…
Ecrit par : indieboytraqueur | 20/07/2005
zine-die 30 octobre 2006
J’ai regardé ma clope à 2 fois, voir si c’était bien une légère.
Puis j’ai relu 2 lignes au dessus, c’est Murat qui cause grossier comme ça ? Que nenni, il a la classe le père Jean Louis, on est sur le blog d’indie boy, réveille toi. Mais on s’y croirait, on en rêverait. Je me suis bien pris au jeu, j’ai bien rit, j’ai bien grogné, et voilà, je pense à Murat, à Ardisson, à Linda Hardy, à Mustango, et au col de la croix-morand.
Bien joué indie boy.
Ecrit par : zine-die | 22/07/2005
Mickael Leglazic 30 octobre 2006
Il peut se permettre d’être grossier en interview, quand on lit les superbes textes de ses chansons!
J’ai fais quelques pages sur l’artiste.