Un post d’Immature que j’ai trouvé super et qui a engendré pleins de commentaires passionnants. En ce moment, je suis dans ma période nostalgique French pop du début des années 90 (je sais plus comment on appelait ce mouvement : la « touching pop »?) : je redécouvre les Occidentaux achetés en soldes et jamais écoutés au-delà de la 2ème chanson (putain quel son! si je créais un nouveau blog, je crois qu’il s’appellerait Hopeless child forever, c’est trop beau comme nom de blog), Chelsea, Lighthouse, Carmine, les Objets, Juliette et les indépendants du futur Mirwaïs, le 1er Autour de Lucie, etc. Et ça me fout le blues tellement c’était beau, pur, bien produit, avec de belles guitares claires, des pochettes magnifiques à la Smiths, etc. Je ressens souvent la même chose qu’Immature : je n’y arrive plus, je n’arrive plus à acheter un nouvel album de New Order, Mercury Rev ou Belle & Sebastian, je n’ai pas aimé le dernier Nada Surf, je n’achèterai pas le nouveau Devendra Banhart, ça sert à rien, j’en ai déjà un, je n’irai pas voir le dernier film de Terry Gilliam sur les frères Grimm parc’que j’ai vu une B.O nulle à chier avec pleins d’effets spéciaux à la Pacte des Loups / Belphégor (je déteste ce genre de films d’action français où la forme (les effets spéciaux) prime sur le fonds) , je n’ai pas été enthousiasmé par le dernier Tim Burton, je n’ai pas envie d’aller voir le dernier film de Jim Jarmush parc’que j’en attends rien, je n’ai pas aimé 2046 de Wong Kar Waï…est-ce que c’est moins bien ou est-ce moi qui ai changé dans mes goûts? je penche personnellement pour la 1ère option, ou plutôt non, c’est peut-être à cause de l’usure du temps : c’est comme dans un couple, à force de côtoyer le même artiste, on le connaît par coeur, sa voix ne nous surprend plus, l’effet de surprise est passé et on a envie de respirer, soif de nouveauté, besoin de voir de nouvelles têtes…mais je m’accroche à cette magie du premier instant, je m’accroche à The Prayers & Tears, Lost on Purpose, Arcade Fire, Jens Lekman, Anthony & The Johnsons, etc, les films Garden State, Eternal Sunshine, Nos meilleures années (Italia), fa…, la série TV Newport Beach / The O.C, etc : je recherche constamment cette magie et j’ai une furieuse envie d’aller voir Moi, toi et tous les autres de Miranda July depuis que j’ai lu ce post d’Immature toujours…et je sais que je regarderai toujours dans 20 ans un film d’Eric Rohmer ou les épisodes de Friends avec la même passion…alors pour faire une synthèse de ma thèse / anthi-thèse pourrave : ben euh…c’était pas forçément mieux avant : ça l’est toujours…Il faut peut-être plus chercher qu’avant, tout est brouillé, caché sous des tonnes de marketing. Seule la qualité résiste au temps et à l’usure, seuls les sentiments et l’émotion universels que dégagent une oeuvre demeurent éternels. Conclusion pourrave.

Voilà, je vais faire comme les vieux et dire : « c’était mieux avant ». Mais bordel, sans vouloir être réac, oui, c’était mieux avant : les premiers albums de New Order et Depeche Mode étaient mieux que leur dernier, Christina Ricci faisait de bons films, je pouvais me groinfrer de pommes d’amour et de barbe à papa sans passer pour une enfant attardée, Courtney Love n’avait pas cédé aux désastres de la chirurgie esthétique et je m’enthousiasmais pour toutes les nouveautés (à la con). Aujourd’hui, j’ai quand même l’impression qu’il faut se lever tôt pour me faire pousser des « waaaaaaaaaaaaaaaaah », énorme!!!! Enfin, j’exagère un peu quand même (cf ma note ci-dessous où je trouve desperate housewives totalement vrai et génial!), mais une petite partie de mon cerveau doit être gelée, étiquettée « blasée » à jamais.