
Je croyais avoir enfin réussi à t’oublier, it’s been so many years that you came in France…et puis tu as à nouveau redébarquée hier dans ma vie : tu t’es pointée avec tes valises à la porte de mon studio n°105 de mon immeuble Radio-France, tu avais un jean et un haut noir à manches courtes, tu t’es mise à l’aise, tu as enlevée tes talons, et la magie est revenue. Tu me dis que tu as changée, que tu as beaucoup voyagée ( Lead me into the night : I travelled east and I travelled west), rencontré beaucoup de gens en lesquels tu espérais(Communication : for 27 years I’ve been trying to believe and confide in different people I found, some of them got closer than others, some wouldn’t even bother), que la vie t’as appris à comprendre (Live and learn : if you live, you will learn (…) I learned I was wrong (…) I don’t seem to learn, I don’t think I can learn)…Tu as même fait des efforts, tu t’es mise au français. Tu t’es perdue, tu es ressortie avec d’anciens copains-fantômes (I’m dating ancient ghosts : 3:45: no sleep), tu es allée demander des conseils à ta sœur (I’m done wrong, Please Sister, help me, I’m not feeling OK, give me belief that my time will come), tu as pleurniché dans les jupes de ta mère (Please Sister : oh, sweet mama, please just send me a man (…), I just need some love to live), et maintenant, tu t’aperçois au bout du compte que je suis la seule personne qui compte vraiment dans ta vie, la seule personne qui sache toujours où te trouver (Communication : you always seem to know where to find me (…) I know that I love you through the hole in the sky where I see you).
Et moi comme un con, je n’sais pas quoi dire : je croyais avoir trouvé en Julia (Lannerheim, chanteuse des Acid House Kings) la femme de ma vie : Julia avait réussi péniblement à te faire oublier; avec elle, on filait le parfait amour, tout était calme, tranquille, linéaire, presque trop parfait; on allait promener le chien, on avait un beau petit appartement douillet avec une belle couette, et on allait se fiancer. Et puis tu débarques à nouveau dans ma vie, comme une tornade. Je n’dis pas que je t’avais complètement oubliée car je pensais encore de temps en temps à toi, une fois/mois peut-être, et gardais un œil discret sur ta carrière de star, allant même jusqu’à zieuter ton nouveau clip I need some fine wine and you, you need to be nicer : mais je n’avais rien ressenti de particulier, je préférais toujours les clips et la musique de Julia…je dirais même que je t’ai trouvée pas franchement belle dans ce clip sans imagination à la musique ordinaire, lourde et convenue, trop maquillée, trop pin-up : je préférais quand tu étais blonde, simple et naturelle à l’époque de notre 1ère rencontre Emmerdale.
Quand on s’est quittés, tu disais que tu étais un ange aux ailes brisées par l’ennui, tu recherchais le diable, le sexe en sueur, la force brute et animale d’un homme (And then you kissed me : love is a powerful force, love is a sport, true love is cruel love, I never quite knew how it feels when love makes you wake up sore, love is a game you hit me really hard), une vie d’orage : tu n’voulais plus d’une petite vie tranquille et paisible (You’re the storm : I’m an angel bored like hell and you’re a devil meaning well, ’cause you’re the storm that I’ve been needing and all this peace have been deceiving, I like the sweet life and the silence but it’s the storm that I believe in, cross my borders and kill the calm (in me)). Moi je n’pouvais pas te donner toutes ces sensations, j’étais trop doux, trop gentil, je n’ai jamais sû m’extérioriser, me libérer, perdre mes inhibitions.
Pendant un temps, tu es restée patiente (Communication : and I hold a record for being patient with your kind of hesitation), tu as essayée de me comprendre en vain, de perçer ma carapace, tu cherchais des signes encourageants, à t’introduire dans mes veines (Communication : I tried to intrude through the little holes in your veins), mais tu n’y arrivais pas, la communication restait à sens unique et je restais impénétrable (Communication : I’ll never really learn how to love you, but I know that I love you).
Alors tu as fini par te décourager…tes yeux ne brillaient plus comme avant en face de moi, ton regard fuyait pour se porter vers le sol, les battements de ton coeur se ralentissaient chaque jour un peu +, ton sang circulait plus lentement en ma présence, je devenais un poids pour toi (Couldn’t care less : your face don’t look like before, your eyes don’t like me no more, they quiver and shift to the floor, my heart don’t beat like before, it’s never been so slow, my blood don’t flow anymore, I’m much too heavy for you, I’m really quite a mess). Et puis tu es partie voir ailleurs et tu t’es trouvée un nouveau cheval (A Good Horse) pour satisfaire tes envies, cédant à l’alcool (Feathers & Down : you thought that getting sober would mean your life was over, I don’t think it’s that’s bad), aux soirées branchées, aux caprices de star à lunettes de stars et au fric facile d’Universal Sweden / Stockholm Records…tu n’étais plus la même et je n’faisais plus partie de ton univers(-al). Tu avais soif de vie, tu avais besoin de tout connaître (I’ve never learned), de conquérir de nouveaux hommes-territoires (I’m your country), tout essayer, c’était une étape indispensable dans ta construction personnelle : rien ne pouvait te satisfaire tant que tu n’avais pas tout vu, tout fait, tout entendu. Tu recherchais tout à la fois chez un homme : l’aspect brut, animal, sauvage; et en même temps la tendresse, la douceur, la protection, la con-fidence -fiance, la sûreté.
Et hier, cette Black-Session, mon Dieu quelle Black Session : ton groupe jouait comme un Dieu, tu étais surprise toi-même par leur qualité, tu chantais comme un Déesse, tu étais libérée, tour-à-tour rock, sensuelle puis fragile, et même ton nouveau single me paraissait mieux. Alors ce matin, après cette soirée magique, j’ai craqué de nouveau…j’ai ressorti tes vieilles photos (= albums), je me suis mis à relire toutes tes lettres (= paroles) que je n’avais pas relues depuis l’hiver 2003, époque à laquelle j’ai rencontré Julia. Et je m’aperçois que je t’aime toujours, que les lettres que tu avais écrites en 2003 après notre rupture étaient magnifiques, que cet album était ton + bel album (je l’avais même oublié dans mon Top 100), que je t’avais mal comprise, et je n’sais plus où j’en suis. J’aime bien Julia mais c’est pas pareil, ça ne sera jamais pareil : Julia est trop prévisible, trop douce, trop romantique, trop parfaite : toi tu représentes toutes les façettes de la vie, tu les illumines de ta grâce et de ton appétit de vivre : tu es + fun, + rock’n'roll (cf. clip ‘My favourite game’ que vous connaissez tous où elle est en voiture en plein désert des USA), + fofolle et délurée, + étourdie (même quand tu as oubliée tes notes de paroles à cause d’une soirée trop arrosée au vin en Suède, c’est toujours toi la + belle…et j’adore aussi comme Lenoir tes petites pommettes ), + sensuelle, tu restes vivante et jeune dans ta tête (bien + que d’autres), enthousiaste envers la vie, gaie, fraîche, drôle (mais en même temps sérieuse au fonds de toi), pure, innocente, fragile. En y repensant, je m’aperçois que tu mets toujours de la magie dans mon quotidien, tu réussis toujours à me surprendre, à te rendre imprévisible, à apparaître sous un nouveau jour et cette Black Session en est la preuve… jusqu’à présent, j’avais coupé toute communication avec toi : à présent, grâce à cette Black Session, je me reconnecte.
Je n’sais plus où j’en suis : Julia? Nina? entre les 2 mon coeur balançe. Mais je suis sûr d’une chose : même si je devais me marier avec Julia, tu resteras toujours la 1ère des suédoises dans mon cœur, NINA. 






JulienL 30 octobre 2006
En un seul mot. Merci.
Merci pour ce message.
J’étais moi aussi en larmes hier soir.
Le temps passe, "Elle" reste.
Ecrit par : JulienL | 18/10/2005
julien 30 octobre 2006
super!
Ecrit par : julien | 18/10/2005
nico 30 octobre 2006
Bonjour,
Je suis tombé raide dingue du nouveau single. Connaissez-vous un moyen d’écouter cette Black session que j’ai loupé?
Ecrit par : nico | 24/10/2005
davaudiophile 30 octobre 2006
elle est trouvable sur emule
Ecrit par : davaudiophile | 24/10/2005
wassila 30 octobre 2006
C’est trés touchant comme histoire ya na ki ne savent pa la chance ki sont de rencontré un homme comme toi!
bisou
Ecrit par : wassila | 25/11/2005
anthony57320 18 février 2008
;-( Franchement, un homme restera toujours un homme, même séparé par les années, un homme reste un être sensible, égoïste, plein d’amour et de haine, quand je dis l’homme, je parle biensûr de l’être, le sujet au masculin comme au féminin, l’ homme dans toute sa splendeur, et malheureusement, vivre, c’est être heureux et malheureux, un homme ayant connu le bonheur, c’ est finalement une personne qui a été malheureux, et ce sont malheureusement les aléas de la vie… :-/
Gardons le passé derriere nous, il ne peut-être qu’inchangé, pensons aux bons moments, n’oublions pas ces souvenirs, et allons de l’avant, nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait, mais prenons conscience que des choses ne seront pas à refaire et que pour d’autres, il est rare d’avoir plusieurs chance et ainci se dire "erase/rewind" Isn’t it?
Jolies photos, Nina est une jolie femme ayant de beaux yeux, et quelque soit sa couleur de cheveux, elle restera la même… +++
Touchante histoire, parrallement, je sais…
ibt 21 février 2008
Mais comment es-tu arrivé sur ce Billet Anthony?
ça date de y’a 2 ans 1/2! Moi j’avais appuyé sur la Touche ‘Erase’ et toi tu me fais un ‘Rewind’ qui me revient en pleine face et ravive des souvenirs! C malin! ;-( Bon, je refais un ‘Erase’ LOL