HARVEST_MINISTERS-William_Merriman.PNGAllez savoir pourquoi, en écoutant Billie the Vision & the Dancers, j’ai eu envie de réécouter les Harvest Ministers, ça faisait au moins 10 ans que je ne les avais pas écoutés [1] : ça tombe bien, ils viennent de sortir un nouvel EP après 5 ans d’absence, en préambule à un 5ème album à paraître en septembre prochain (Wil retourne à New-York en avril pour l’enregistrer avec Andy Fitzpatrick). Un morceau de cet EP, Sent, est en écoute sur leur page MySpace
Parler des artistes tombés dans les oubliettes, c’est ma spécialité

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HARVEST MINISTERS – An inopportune Girl

HARVEST MINISTERS – Modernising the New You
Ces 2 extraits sont issus du 2ème album ‘A Feeling Mission’, sorti en 1995 chez Setanta (le label de Divine Comedy à l’époque), le 1er était sorti chez Sarah Records en 93, je l’ai pas. J’avais ensuite acheté le 3ème album, ‘Orbit’ en 1996, mais il est franchement pas terrible, toute la magie du 2ème album avait disparu, peut-être à cause de la production lourdingue de John Parish, que je trouve complètement à plat et linéaire, sans aucune mise en valeur de tel ou tel instrument[2]. Et puis la voix de William Merriman m’irrite un peu à la longue. Ensuite, j’ai complètement lâché le groupe, jusqu’à apprendre à l’instant en rédigeant ce post qu’ils avaient sorti un 4ème album en 2003, ‘My Star is shining’, sur leur propre label, Crayon Records…

Notes

[1] en fait, si, je sais très bien pourquoi : par un phénomène inconscient subliminal, j’associe directement la musique de Billie the Vision à un groupe irlandais : les violons ont une sonorité traditionnelle irlandaise, et, surtout, leur musique dégage une notion de sincérité, justesse, et chaleur humaine proprement irlandaises. Donc, on va dire que Billie the Vision est un groupe irlandais, et universel…

[2] voir interview Babet de Dionysos : sur Froggy’s Delight : En fait, il prend les instruments vraiment de façon très pure, il n’équalise pratiquement pas, il prend le son comme il est. En plus, il se permet de donner des petits conseils, il va rajouter des shakers (…) Ce n’est pas du tout le studio super propre, propre au millimètre comme chez Steve Albini. Lui, c’était vraiment le bordel, le joyeux bordel, avec des supers micros qui traînent par terre, des jacks, des trucs… (a-t-on le droit de dire que ‘Dry’ de PJ Harvey est mal produit sans se prendre des tomates dans la tronche? j’ai toujours eu un pb avec le son de cet album…Oui, vous allez me dire, ‘Dry’ n’aurait jamais été ‘Dry’ sans ce son sec et rêche : OK, mais alors à quoi ça sert d’être producteur si on n’apporte rien? Regardez dans cet extrait VIDEO_Logo.gif du film ‘Once’ : au début, le producteur a les 2 pieds sur la console, il s’en fout royalement et ne fait aucun travail d’équaliseurs, il s’en branle, il sera qd même payé : et puis tout-à-coup, le déclic, le petit truc qui lui attire l’oreille, ces petits ploucs savent écrire des chansons : alors il se sent enfin concerné et se met à tripoter les boutons de la console pour trouver le meilleur son…L’éternel débat ‘Un producteur doit-il rester à sa place de producteur et laisser le groupe s’exprimer seuls/ ou tenter d’imposer sa patte musicale quitte à dénaturer le son du groupe?’ : les deux mon général! cf. cette émission d’Entrée Libre, à propos de la production de Dave Fridmann sur le 1er album d’MGMT)