medium_ravel.jpgmedium_erik-satie.jpgmedium_satie.jpgmedium_dustin_o_halloran_20six.jpgVoilà j’ai découvert en parcourant les divers blogs du photographe Olivier Jollant un disque de piano magnifique de Dustin O’Halloran. Je n’ai écouté que les 3 morceaux disponibles en écoute mais il est clair que dés que je le vois je l’achète. Je n’ai rien à dire de particulier sinon de vous rendre sur la page Musiques d’Olivier Jollant au post du 6 juin 2005 pour voir ce qu’il en dit (« Le silence est omniprésent ici, c’est un fabuleux disque pour écrire, lire, penser…aimer. Ce disque n’est pas du tout réservé aux amateurs de musique classique, il est accessible à tous ceux qui aiment la beauté des chansons de Scott Walker, Divine comedy, Rachel’s et les plus belles musiques de films romantiques »).

Je le dit tout de go comme Olivier Jollant : rarement on est autant scotchés à l’écoute d’une musique : pour ma part, ça remonte à Hallelujah de Jeff Buckley à la radio chez Lenoir (je m’étais littéralement arrêté pendant 6′). J’ai toujours cherché une musique pure, romantique, qui résiste au temps : je l’avais trouvée chez les Bathers qui n’existent plus, elle était là chez Michael Nyman dans la Leçon de piano, je l’espérais chez Brad Mehldau mais trop de calculs, trop de cynisme, trop d’intelligence et de technique au détriment de l’émotion pure et simple…bien sûr j’avais découvert comme tout l’monde le fabuleux Köln Concert de Keith Jarrett qui reste la référence moderne en la matière, et puis Erik Satie, Claude Debussy, Maurice Ravel, découverts sur le tard, toute cette vague post-impressionniste à qui l’on peut comparer immanquablement le piano fluide de Dustin O’Halloran. Le pire dans cette histoire, après une petite recherche, c’est que Dustin fait partie du groupe californien de L.A les Devics!!!!! (chez Bella Union : In your room). J’avais l’album mais je n’étais absolument pas au courant de cet album solo piano. C’est fou ça quand même!

En tout cas, une chose est sûre : si cet album se répand par le bouche-à-oreille, on risque bien d’avoir là un nouveau phénomène « jazz » à la Norah Jones car cette musique est universelle, elle peut toucher tout l’monde. Dustin O’Halloran, 1er des ventes FNAC pendant 2 ans!

[youtube]http://youtu.be/-q4FFY8UeVQ[/youtube]

medium_tour_montfort.jpgPS : le morceau que vous entendez dans le radio-blog est le magnifique Opus#14 à chialer de Dustin O’Halloran (enregistré via prise analogique Sony Hi-MD à partir du son de l’ordinateur puis reconverti en .WAV via SonicStage puis en .mp3 via CdEx puis en .RBS pour la Radio-Blog : ouf!!!!) enchaîné avec la très connue 1ère Gymnopédie d’Erik Satie.

[youtube]http://youtu.be/Lvqoqjwfv-c[/youtube]

Comme je n’ai pas trouvé de mp3 de Dustin et que les morceaux en écoute sont encapsulés dans du Flash, c’est le seul moyen que j’ai trouvé : le son n’est pas si dégradé au final. J’ai également mis une photo de Ravel pour vous inviter si ce n’est encore fait à vous rendre un WE à Montfort l’Amaury dans les Yvelines pour visiter sa maison : moi quand je vois cette photo où il contemple le paysage de son balcon, ça m’fout les frissons comme sa Pavane pour une Infante défunte, je sais pas je me sens en proximité avec cet homme discret, j’ai l’impression de ressentir ce qu’il ressent face au paysage, même 80 ans après. Le paysage n’a quasiment pas changé et il y’a toujours la Tour en ruines au-dessus du village décrite par Hugo + la forêt de Rambouillet aux alentours magnifique. Ce qui m’énerve le + dans cette histoire de Satie et Ravel, c’est qu’on a en France les 2 + grands compositeurs impressionnistes du XXème siècle, voire les + grands compositeurs classiques tout court, reconnus partout dans le monde, vénérés par les Américains et Japonais, signes d’une véritable « empreinte » française (comme un Rimbaud ou un Baudelaire), et c’est peut-être dans ce pays où on les connaît le moins. Mais que fait l’Education Nationale???

[youtube]http://youtu.be/GKkeDqJBlK8[/youtube]

Anecdote à propos de Ravel par Hélène Jourdan-Morhange, son amie de toujours : « Il n’aima plus que la solitude. Je le vois encore, à Montfort-l’Amaury, assis dans un fauteuil, sur le fameux balcon dont il aimait la vue, le regard lointain, perdu. Et comme je m’inquiétais : « Que faites-vous là, cher Ravel? » il me répondit simplement : « J’attends » »

Cette solitude dont parle Olivier Jollant (Entre tous ces silences qui constellent le disque, il y une histoire de coeur en solitude, en départ pour un voyage en train (…) La prochaine fois que je prend le train pour un long trajet, je m’interdirais l’écoute de ce disque…je déteste plus que tout pleurer en public… ) MERCI Olivier pour cette formidable découverte.medium_erik-satie_honfleur_jardin_des_personnalites.jpg                                                                                                                                          Sculpture-hommage d’Erik Satie à Honfleur où il est né dans le Jardin des Personnalités

« Né très jeune dans un monde très vieux » (Erik Satie)

« Born very young in a very old world »